Holy Land, 2006

La ‘Terre promise’ est un thème qui revient dans plusieurs religions: c’est l’idée de finir par arriver dans un endroit meilleur, une promesse qui aide à résister aux conditions de vie difficiles ici et maintenant. Ces dix dernières années, l’Europe a souvent été considérée comme telle par les Africains confrontés à la guerre et à la pauvreté. Parmi ceux qui ont tenté d’effectuer la traversée, nombre sont morts tragiquement avant d’atteindre la côte. On estime que ces vingt dernières années, 20.000 migrants ont perdu la vie en mer, soit en moyenne huit personnes par jour. Nous n’avons pas toujours conscience de cette tragédie, où tant d’êtres humains sombrent au fond de l’eau, meurent dans l’anonymat le plus complet, loin de leur patrie et de la terre promise.
 

Plus de 30.000 soldats nord-africains ont perdu la vie pendant la Première guerre mondiale en tâchant de protéger les Français contre l’envahisseur allemand. Cela n’a toutefois pas donné à leurs descendants davantage le droit d’émigrer en Europe et la vision qu’ils en ont, celle d’une Terre Promise, est demeurée intacte. L’installation de Kader Attia est un monument temporaire offrant un tombeau digne aux migrants noyés et aux soldats coloniaux. Il est constitué d’une série de miroirs en forme de tombe islamique ou de fenêtre gothique dirigée vers la mer. Dans la perspective de la mer, les miroirs sont beaux et étincelants, mais de plus près, on s’aperçoit qu’ils ne reflètent que la réalité. L’installation incarne le fossé qui existe entre le fantasme et la réalité, tandis que le spectateur qui se voit lui-même dans le miroir ne participe que temporairement à l’histoire et peut en sortir à tout moment.

 

Kader Attia

Kader Attia°1970 France
Kader Attia a récemment exposé en solo à The Power Plant, Toronto, Canada (2018), au Palais de Tokyo, Paris, France (2018), au SMAK, Gand (2017), au Museum für Moderne Kunst, Francfort, Allemagne (2016). Il a notamment participé aux expositions en groupe Viva! Arte! Viva!, 57e Biennale de Arte, Venise, Italie (2017), Tamawuj, Sharjah Biennial, Sharjah, Émirats arabes unis (2017) et Documenta 13, Kassel, Allemagne (2012). En 2017, il a reçu le prix Joan Miró Prize de la Joan Miró Foundation à Barcelone, Espagne et le Yanghyun Art Prize de la Yanghyun Foundation à Seoul, Corée du Sud. En 2016, il a reçu le Prix Marcel Duchamp du Centre Georges Pompidou à Paris, France.

Lieu:

Plage, au niveau de Zeedijk 23
 

Accessibilité

Arrêt du tram du littoral: Middelkerke De Greefplein

Le réseau cycliste – point-Noeud vélo 60

Le réseau pedestre – jonction 72

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